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Déshabillé
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de coton fileté crème et dentelle mécanique, doublure
en soie Provenance : don Popelin Inv.: GAL1979.48.2 |
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Un « déshabillé » désigne depuis le XVIIIe siècle, un vêtement utilisé uniquement pour la maison. Ces pièces utilisées dans lintimité entrent dans la catégorie de la lingerie - même sil ne sagit pas de vêtements de dessous : robe de chambre en étoffe assez épaisse, peignoir, mantelet que lon enfile pour se coiffer, ensemble du matin (matinées) composé par exemple dun jupon, dun caraco et dune camisole- ou prenant même la forme dune redingote en coton sous le Premier Empire - parures de nuit, pyjamas dintérieur... Les déshabillés peuvent porter des griffes prestigieuses : le musée Galliera a déjà exposé de ces tenues signées Worth, Redfern ou Poiret. Lintimité recevant une définition large et fluctuante, on rencontre le déshabillé dans des situations variées de la vie privée. Ainsi, lélégante robe dintérieur, la tea-gown apparue dans les années 1900 que les maîtresses de maison portent le jour où elles reçoivent chez elles. Cette tenue est moins ajustée quune robe de ville ou du soir, mais non moins raffinée. Les
déshabillés sont à la mode, comme les vêtements dextérieur
: tailles étranglées en 1830, crinolines sous le Second
Empire... Vers 1910, robes de chambres et peignoirs adoptent la ligne
Empire à taille haute. Le déshabillé présenté
[ci-contre, ici] suit ce style - sans pour autant en épouser
le dépouillement : incrustations de dentelles et de broderie
mécaniques, manches pagodes à deux volants, fronces profondes
de la jupe sous le large empiècement, doublure en soie, donnent
à ce vêtement laspect plissé et vaporeux qui fait souvent
de cette lingerie domestique un fantasme de sensualité élégante.
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