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MUSÉE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS

Fernand Léger (1881-1955)
Les disques
1918 1918

Les disques
© PMVP   ©ADAGP,1999 
Cliché : C. Delepelaire

 

Huile sur toile
Hauteur
2,40 m Largeur 1,80 m
Signé et daté
en bas à droite : 18 F. Léger

Provenances : achat, 1937
Inv. AMVP 1116

Après la guerre, l’éloge de la modernité s’inscrit dans un ordre politique et social à Berlin et à Moscou les artistes portent un regard critique vers la machine et l’industrie qui écrasent l’homme, ils veulent construire un monde nouveau et utopiste, et tendent vers un art non-objectif ; à Paris et à New York au contraire les artistes célèbrent le modernisme, la ville, la machine ils expriment leur optimisme dans l’iconographie, les formes et la conception du tableau. Léger, profondément ému par les beautés de la guerre, est le maître de cette euphorie triomphante.
Ici, comme dans La Ville, 1919 ( Philadelphia Museum of Art ), ou Les Éléments mécaniques, 1918-1923 ( Bâle, Kunstmuseum ), la démarche de Léger est d’exprimer la vie et l’ambiance animée des métropoles modernes par la simultanéité, le rythme et l’accumulation d’images diverses contrastées.
Mais ce chaos bouillonnant est soumis à un désir d’organisation par les disques et les demi-cercles monumentaux qui amplifient le sentiment d’énergie. Cette apologie de la contemporanéité où la valeur essentielle, est " l’intensité-vie-énergie ", est différente de l’ordre et de la clarté géométrique des villes américaines des Précisionnistes, Demuth, O’Keeffe, Sheeler, Crawford, mais peut être rapprochée de la joie de vivre des Tours Eiffel de Delaunay.

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