Le parcours de l'exposition

Le thème, " Jeux de genres " a été inspiré par des tableaux essentiellement figuratifs du fonds historique dont l’iconographie classique relève de la catégorie des " genres " en peinture : portrait, nature morte, paysage, scène d’intérieur.
S'y ajoute une section sur le nu.
A l’exception de la peinture d’histoire, chacun de ces genres est introduit dans l’exposition par une œuvre emblématique et développé par les œuvres contemporaines. Ces genres sont à la fois relus, réinterprétés, recréés et dépassés.



Charles BELLE
La Feuille / 1992

Huile sur toile / Acquis en 1993.

© PMVP  
cliché Joffre

Le bouquet de fleurs


Exercice de virtuosité, symbole du plaisir de peindre et de la vanité de tout plaisir, le bouquet évoque aujourd'hui la difficulté de représenter et la nostalgie d'un plaisir de peindre.

Le paysage


Parmi les genres , le paysage est celui qui est le plus délaissé par la représentation. Evoqué indirectement par une couleur, il ne survit que par l'intermédiaire de références ironiques ou comme moyen d'analyser la structure de la vision. L'homme s'inscrit dans ce paysage réduit, comme lui, à un signe.


Jérôme BASSERODE
La Forêt qui court / 1994
Bois, soie, couples d'éléments
Acquis en 1997.
© PMVP  /Patrick Pierrain

Le Jardin


Paysage d'invention, le jardin témoigne des rapports difficiles entre l'homme d'aujourd'hui et son milieu, mais aussi entre l'art d'aujourd'hui et ce qu'il peut représenter. Son caractère artificiel en fait le prétexte à des jeux de mots, d'échelles, de pouvoirs.

Yves DELOULE
Sans titre, d'après Hergé, Buren, Rondeau / 1993

Collage de cartes postales
Acquis en 1996
© PMVP  
Till FREIWALD
Sans titre / 1996-97

Aquarelle
Acquise en 1997
© PMVP  / Patrick Pierrain
Daniel SCHLIER
Tête (avec cheval) / 1991

Peinture sous verre
Acquise en 1996
© PMVP   / Patrick Pierrain



Marie VASSILIEFF
Autoportrait, 1956

Huile sur toile. Acquis en 1956
© PMVP  

- Le portrait et l'autoportrait -

Le portrait reste le défi majeur fait à l'art du XXème siècle. Rien ne rend mieux compte de la difficulté d'être aujourd'hui que la difficulté de représenter un visage. Celle-ci peut se manifester par des angles de vue éclatés, périphériques ou au contraire par un face-à-face tellement accentué que les caractéristiques d'un visage se dissolvent et ne laissent place qu'aux éléments minimaux, abstraits, qui constituent un visage.


- Le nu et l'habit -

Pas plus que le visage, le corps ne se laisse mettre à nu. Héritage du carcan académique, il ne reste à la peinture qu'un nu froid, anthropologique, tandis que la photographie propose de nouvelles modalités de recouvrement, et de dévoilement.
Au delà du visage et du nu, la quête d'un corps, même morcelé ou caché, correspond à la recherche d'une identité perdue. Le corps, intermédiaire entre les images mentales et réelles qui composent la conscience, trouve dans le vêtement un portrait fidèle, parce qu'indirect.

Vincent CORPET
2612P / 1995
Huile sur toile
Acquis en 1997
© PMVP   / Joffre
Shelagh KEELEY
Série de l'herbier / 1996
Dessin avec photo,charbon...
Acquis en 1997
© PMVP   / Joffre
Valérie FAVRE
La Robe rouge / 1995
Huile sur toile
Acquis en 1995
© PMVP   / Joffre


Des robes vides suggèrent poétiquement cette fuite du corps individuel que l’habit compense par sa magnificence, son histoire, sa poésie.
Le vêtement peut-être à la fois ce qui déguise, déforme, détruit, ou une seconde peau, protectrice et pratique, qui réconcilie l’individu avec la nature, le corps individuel avec le corps social.

- La scène d’intérieur et la vue d'atelier -

Le genre le plus mineur de tous, la scène d’intérieur, est aussi celui qui a donné lieu aux évolutions les plus sensibles de l’art pictural. C'est dans ce cadre intime que l'artiste peut affirmer son libre arbitre et prendre pour objet sa propre intériorité tout comme son travail de peintre.

La réflexion sur le regard que propose la vue d'atelier où la fenêtre redouble le cadre de l'image, se fait aujourd'hui à la faveur de divers médiums. Chaque technique est un moyen supplémentaire de mettre en abîme le regard, qu’il s’agisse de photographie, de peinture sous verre, de techniques mixtes.

Elisabeth CHAPLIN
Scène de famille / 1934

Huile sur toile. Acquise en 1937
© PMVP  

Piotr KLEMENSIEWICZ
Baigani / 1992

Acrylique sur bois
Acquis en 1993.
© PMVP  
- La nature morte -

Le motif du fruit, du légume, se révèle d’autant plus propice aux jeux de matières, de formes, qu’il est iconographiquement dépassé.

La nature morte serait la dernière des vanités de l’art, à la fois symbole de l’étroitesse du champ de création où il est devenu impossible de rien faire de nouveau et point de départ d’autres pratiques.

Jaume PLENSA
Natura morta II / 1988

Technique mixte sur papier
Acquis en 1989
© PMVP   / Andreani

Fondation Electricité de France / Espace Electra
6 rue Récamier - 75007 Paris

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